L’OCDE invite la France à réduire le poids de la fiscalité

Dans un rapport publié mi-novembre l’OCDE analyse la situation de la France et invite fortement le gouvernement à réduire le poids de la fiscalité, l’OCDE jugeant notamment que la fiscalité du travail en France est défavorable à l’emploi et qu’une réforme permettrait de soutenir l’investissement, l’emploi et la compétitivité.

La France doit réduire le poids de la fiscalité

L’OCDE préconise entre autre de renforcer la recherche et l’innovation, de rendre le secteur public plus efficace mais aussi de réformer le marché du travail et la fiscalité.

L’OCDE souligne notamment le très haut niveau des dépenses publiques de protection sociale en France ainsi que la fiscalité pesant sur les revenus du travail. L’organisation remarque ainsi qu’un célibataire disposant d’un salaire moyen conserveplus ou moins la moitié de ce qu’il coûte à son employeur, et les cotisations patronales sont très élevées.

Part revenant réellement au salarié en pourcentage du coût global (cas d’un célibataire disposant d’un salaire représentant 100% du salaire moyen) :
part-salarie

L’étude note également que le niveau élevé de la fiscalité pesant sur le travail constitue une désincitation à travailler davantage et peut donc aboutir à une réduction de l’offre de travail. Et cela constitue également une désincitation à la prise de risque et à l’entrepreneuriat, avec à la clé des conséquences négatives pour les performances de long terme de l’économie et pour la demande de travail.

Un des conclusions de l’OCDE est d’ailleurs sans appel : « La France présente un ensemble de caractéristiques qui laissent penser que la fiscalité du travail y est particulièrement défavorable à l’emploi ».

L’OCDE pointe également du doigt la fiscalité pesant sur les entreprises en France. Ainsi, le taux nominal de l’impôt sur les sociétés est aussi à un niveau comparativement élevé de 34,4% en France (36,1 % en tenant compte de la majoration temporaire pour les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 250 millions d’euros). Le gouvernement a proposé une surtaxe, élevant le taux
global à 38 %, contre 30,2% en Allemagne, 27,5 % en Italie et 23% au Royaume-Uni (ce dernier ayant annoncé une baisse à 20% d’ici à 2015).

Recommandation de l’OCDE : Réformer la fiscalité pour soutenir l’investissement, l’emploi et la compétitivité

Les principaux ingrédients d’une réforme fiscale en France soutenant l’investissement, l’emploi et la compétitivité des entreprises suppose :
– une réduction du poids global de la fiscalité nécessitant un effort prononcé de réduction de la dépense publique.
– de réduire les « niches » fiscales à l’origine de distorsions pesant sur l’appareil productif et simplifier la fiscalité de l’épargne, comme actuellement envisagé.
– d’alléger la fiscalité reposant sur le travail, et notamment sur le travail peu qualifié, cet allègement passant par une réduction globale de la fiscalité ainsi que par une révision de la structure des prélèvements.

Lire le rapport intitulé France : Redresser la compétitivité (format PDF)

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