Qu’est-ce qu’une action en bourse – Guide complet

Comment investir dans des actions ? De nombreux Français ne se posent même pas la question, par crainte ou apriori. Pourtant, les actions peuvent constituer une alternative rentable aux formes plus traditionnelles de placement. Elles peuvent (et devraient, même) être un pilier de ton épargne à long terme. Toutefois, avant d’investir en actions, il faut connaître quelques bases.  Qu’est-ce qu’une action ? Comment ça fonctionne ? Comment acheter des actions en bourse ? On vous explique tout dans ce guide, pour bien comprendre et investir intelligemment.

À savoir
  • Une action est une part d’une entreprise qu’elle émet pour générer du capital. Capital qu’elle pourra utiliser pour financer ses activités et ses investissements.
  • Les actions de sociétés cotées sont négociées en bourse ou, dans certains cas, de gré à gré.
  • Acquérir une action te permet de profiter du développement d’une entreprise, soit par versement d’un dividende (participation aux bénéfices), soit par augmentation du cours de l’action.
  • Le cours d’une action (donc son prix) reflète la valeur prévisionnelle d’une entreprise, que le marché lui confère.
  • Il existe plusieurs façons d’investir en actions. Outre les actions individuelles, tu peux également investir dans des fonds ou des ETF, qui correspondent à des paniers d’actions.
  • Un investissement en actions comporte toujours un risque systématique (ou risque de marché) et un risque spécifique (inhérent à l’activité de l’entreprise).Le risque spécifique est propre à chaque entreprise et indépendant des événements affectant la globalité du marché. Il est par définition diversifiable. 
Comment ça marche ? 
  • Pour investir en bourse, il te faut ouvrir un compte-titres auprès d’une banque ou d’un courtier. Ce compte te permet d’acheter, de vendre et de conserver des titres, notamment des actions.
  • Avant d’investir pour la première fois, établit une stratégie et définit ta tolérance au risque. Tu peux tout à fait commencer avec de petites sommes d’argent pour te familiariser avec l’investissement, sans grand risque de perte.
  • Tu pourras alors choisir le produit qui te correspond le plus. Outre les actions individuelles, tu peux également investir ton argent dans des fonds d’investissements, ou des ETFs/trackers. 
Sommaire

Qu’est ce qu’une action ? 

Chaque entreprise a un propriétaire. Certaines en ont un seul, d’autres en ont des milliers. Ces dernières ont délibérément choisi de diviser leur entreprise en plein de petits titres de propriété : des actions. Ces parts peuvent être achetées et font de leurs acquéreurs des copropriétaires de l’entreprise (des actionnaires). Si une entreprise est constituée de 10 actions et que tu en possèdes une, alors tu détiens un dixième des parts de cette entreprise. 

Les entreprises qui émettent des actions prennent souvent la forme juridique de la SA (Société Anonyme). Pour rendre plus accessibles leurs actions et lever davantage de fonds, ces entreprises peuvent procéder à une introduction en bourse, aussi appelé IPO (Initial Public offering). Cette introduction leur permettra alors de distribuer plus largement leurs actions, qui seront dès lors négociées en bourse.

Qu’est ce que la bourse ?

La bourse est une place de marché où s’échange des titres et notamment des parts d’entreprise (des actions). C’est aussi ici que sont déterminés les prix des différentes actions (cours) qui découlent de la rencontre entre l’offre et la demande. Tout le monde peut acheter des actions et investir en bourse à condition qu’il dispose d’un compte titres qui lui permette d’accéder au marché. 

Comme tout marché, la bourse est donc une place où s’échangent des biens (des titres dans ce cas) et où se rencontrent acheteurs et vendeurs. La bourse présente cependant 3 avantages de taille par rapport à un marché classique : elle est standardisée, régulée et particulièrement efficiente.

  • Standardisation : Quand tu achètes une action, tu peux être sûr à 100% de recevoir pour ton argent, exactement la même chose que toute autre personne achetant une action au même moment que toi. Les produits sont interchangeables et identiques dans leur qualité. C’est une condition indispensable pour le bon fonctionnement du marché boursier.

  • Régulation : Les transactions boursières sont soumises à des contrôles et une régulation strictes. Pour pouvoir être cotées en bourse, les entreprises doivent répondre à des exigences strictes : elles sont contrôlées par des autorités de surveillance (comme l’AMF) et doivent régulièrement publier leurs chiffres et bilans.

  • Efficience : L’image qu’on se fait souvent de la bourse avec des hommes surexcités et stressés, jonglant avec 3 téléphones en criant des ordres d’achat à travers une salle de marché survoltée ne correspond plus du tout à la réalité. Une plateforme électronique réunit aujourd’hui en une fraction de seconde acheteur et vendeur autour d’un prix et exécute la transaction de façon totalement automatisée. La bourse est aujourd’hui la place de marché la plus efficiente du monde.

Être actionnaire te confère des droits : lesquels ?

Un entrepreneur, qui investit (de l’argent et du temps) dans sa société, prend un risque : si son entreprise se développe, il en récoltera les fruits, mais si le projet échoue, il perdra sa mise initiale. Avec les actions la logique est la même. 

Lorsque tu investis dans une action, tu prends un risque. En échange de cette prise de risque, tu pourras – en partie – participer aux bénéfices de la société dont tu détiens l’action. Cette participation aux gains est appelée le dividende. Le versement d’un dividende (donc d’une partie du bénéfice) n’est cependant pas obligatoire : l’entreprise peut très bien décider de réinvestir la totalité des ses bénéfices et de ne rien distribuer du tout. Cette décision est généralement prise lors de l’assemblée générale annuelle (AGA) après proposition de la direction et vote des actionnaires. En tant qu’actionnaire tu peux participer à cette assemblée, ton poids lors des décisions dépend alors du nombre et du type d’actions que tu détiens.

Les droits de l’actionnaire en résumé :

  1. Droit de participation à l’assemblée générale annuelle (AGA)
  2. Droit de vote à l’AGA si tu es détenteur d’actions dites ordinaires
  3. Droit à l’information
  4. Droit de souscription, qui permet à l’actionnaire d’acheter des actions supplémentaires à un prix préférentiel en cas d’augmentation de capital 
  5. Droit de participation aux bénéfices (via la distribution de dividendes)

Pourquoi une entreprise émet-elle des actions ? 

Prenons un exemple simple. Celui de Marie, qui possède une boutique de vente de cupcakes à Paris qui fonctionne bien. Marie souhaite en ouvrir un deuxième mais il lui faut du capital pour couvrir ce nouvel investissement. Deux options se présentent alors à elle : demander un crédit à la banque (financement externe par la dette) ou faire entrer de nouveaux investisseurs au capital (financement par les fonds propres). L’entreprise de Marie étant très récente, les chances d’obtenir un crédit intéressant auprès de la banque sont faibles. Elle décide donc de recourir à ce qu’on appelle un IPO, c’est-à-dire une introduction en bourse (Initial Public Offering). Marie vend alors des actions de son entreprise à des investisseurs, ce qui lui permet de réunir le capital suffisant pour ouvrir de nouveaux stands. En générant plus de bénéfices, Marie pourra alors décider de réinvestir tout ou partie de ces profits dans son entreprise ou de les distribuer sous forme de dividendes à ses actionnaires.

Tu l’auras compris : l’émission d’actions est pour une entreprise un moyen de se financer.

L’objet de ce financement peut être divers et dépendra en partie du niveau de maturité de l’entreprise. Une jeune startup par exemple vendra des parts de son capital pour développer son produit et pour investir son marché premier, on parle alors de capital d’amorçage. Une entreprise plus mature peut par exemple vouloir s’étendre sur de nouveaux marchés, on parle alors de capital développement. A ces typologies de levée de fonds correspondent différents profils de risque et donc différents types d’investisseurs. En général, l’investissement dans une entreprise jeune, en phase d’amorçage, constitue un investissement plus risqué, on parle de capital risque. Les entreprises qui sont cotées en bourse sont plutôt matures. On conseillera donc à un investisseur débutant de se concentrer sur elles.

Quelles sont les différents types d’actions ? 

Il existe différents types d’actions avec des caractéristiques différentes qu’il est bien de connaître avant d’en acheter. A chaque type d’action correspondent des droits et des obligations différents.

Action ordinaire ou de préférence

Une action de préférence se distingue d’une action ordinaire dans la mesure où elle peut accorder à son détenteur des droits et avantages différents. Par exemple :

  • Au niveau du droit de vote : il existe des actions de préférence sans droit de vote ou avec des droits de vote supérieurs à ceux d’une action ordinaire.

  • Au niveau des droits de participation au bénéfice : une action de préférence peut être dotée d’un droit de dividende plus élevé ou prioritaire par rapport à celui d’une action ordinaire.

Au porteur ou au nominatif

Dans le cas d’une action au porteur, ton identité n’est pas connue par la société émettrice. Tu achètes ton titre via un intermédiaire (une banque ou un courtier) qui sera le seul à la connaître.

Pour une action nominative, l’achat se fait directement auprès de l’entreprise. Ton nom sera alors inscrit dans son registre des actions. 

Quelle différence en pratique ?

Si tu détiens une action au porteur, tu es connu par l’entreprise émettrice. Celle-ci peut alors t’adresser directement des informations (rapport annuel, etc.) et te convoquer à l’Assemblée Générale. Certaines actions nominatives peuvent être dotées d’avantages au niveau du droit de vote ou du dividende. 

L’action au porteur étant anonyme face à l’émetteur, tu n’auras aucun contact direct avec la société et l’action sera dépourvue d’avantages. Si l’action au porteur est la plus courante c’est parce que sa gestion est plus facile : tu peux la négocier librement (sans passer par l’émetteur) et la loger dans n’importe quel support (PEA inclus).

Comment est déterminé le prix d’une action ? 

Le prix d’une action se détermine, comme pour la plupart des prix de l’économie “réelle”, par l’offre et la demande. Si avec l’explosion du télétravail durant la crise du Covid, les personnes se mettent massivement à acheter des fournitures de bureau, alors que la production reste inchangée (voire baisse), les prix montent. Si au contraire, la demande diminue, et que les magasins de meubles n’arrivent plus à écouler leurs stocks, les prix baissent. 

Le cours d’une action suit la même logique. Si quelqu’un souhaite acheter une action LVMH, une autre personne doit être prête à lui la vendre au prix indiqué. S’il y a plus d’acheteurs intéressés que de vendeurs prêts à vendre, le prix va alors augmenter jusqu’à ce que suffisamment de vendeurs volontaires se présentent. Lorsque la demande est supérieure à l’offre, les prix montent. Au contraire, si la demande est inférieure à l’offre, les prix baissent jusqu’au moment où suffisamment d’acheteurs se présentent. Le rôle de la bourse est donc de déterminer un prix qui satisfera le plus grand nombre d’acheteurs et de vendeurs.

Tous les jours des millions d’acheteurs et de vendeurs se rencontrent à la bourse, les prix fluctuent donc en continu et personne ne peut prédire si les cours vont monter ou baisser. 

Les cours de la bourse sont principalement influencés par les attentes des ses acteurs : si de nombreux investisseurs attendent un événement positif pour LVMH, le cours de l’action va monter (et inversement). D’innombrables facteurs peuvent influencer les attentes des investisseurs : 

  • Les prévisions de ventes de l’entreprise 
  • La profitabilité et la santé financière actuelle
  • L’environnement concurrentiel 
  • L’environnement politique et régulatoire 
  • Les annonces de l’entreprise (lancement d’un produit, résultat trimestriels,…)
  • Les rumeurs sur la santé de l’entreprise
  • Et beaucoup d’autres. 

Pour conclure : outre les chiffres et les données factuelles ce sont les attentes des investisseurs, les évènements aléatoires, la relation entre l’offre et la demande ainsi que les émotions comme la peur, la panique, l’avidité, l’excitation et l’incertitude qui font fluctuer la bourse, du moins à court terme. À long terme la situation est cependant différente. Nous reviendrons sur ce point important un peu plus tard.

Comment gagner de l’argent en investissant dans des actions ?

Pas toutes, mais une partie des actions, sont cotées en bourse. C’est ainsi que s’ouvre l’accès aux investisseurs particuliers qui peuvent devenir copropriétaire d’une entreprise en achetant tout simplement une action. Alors qu’en général, devenir copropriétaire d’une société pour profiter de ses bénéfices demande un apport important, soit en capital, soit en compétences, l’action cotée te permet d’investir le montant que tu souhaites tout en pouvant te désinvestir à tout moment. Tu peux profiter d’une action de 2 manières différentes : les dividendes et les plus-values.

Les dividendes 

Si une entreprise est profitable, elle peut choisir de distribuer tout ou partie de son bénéfice aux actionnaires sous forme de dividendes. Ce dividende peut être distribué sous 2 formes différentes :

  • Dividende en numéraire : L’entreprise verse à chaque actionnaire une somme d’argent qui est proportionnelle au nombre d’actions qu’il détient. C’est la forme de dividende la plus courante. 

Prenons l’exemple d’une entreprise dont le capital est divisé en 1000 actions. Après une année réussie, celle-ci décide de distribuer 100.000€ de son bénéfice à ses actionnaires, soit 100€ par action. Si tu détiens 5 actions, tu recevras donc un versement de dividende de 500€.

  • Dividende en actions : Une société peut également proposer un paiement de dividende en actions. L’actionnaire reçoit alors une action supplémentaire pour un certain nombre d’actions qu’il détient. Cette opération entraîne généralement une augmentation de capital. 

Prenons l’exemple d’une société qui propose à ses actionnaires un dividende en actions de 10%. Cela veut dire que pour chaque action que l’actionnaire détient, celui-ci recevra 0,1 actions. Une action étant indivisible, l’actionnaire devra détenir 10 actions pour avoir droit à une action : il recevra alors une action pour chaque lot de 10 actions (10 x 0,1 = 1).

La distribution de dividendes n’est pas une obligation

Une entreprise a globalement deux options pour utiliser son bénéfice : le distribuer aux actionnaires ou le réinvestir dans la société. Ces deux options ne s’excluent pas mutuellement, c’est une question de répartition. L’entreprise peut distribuer 100% de son bénéfice, le réinvestir à 100%, faire 50/50 ou le répartir selon une autre combinaison.

Comment se décide cette répartition ?

C’est le directoire ou conseil d’administration qui va émettre une proposition d’affectation du résultat. La répartition va dépendre de différents facteurs et notamment des opportunités d’investissement. Si celles-ci sont nombreuses et intéressantes, l’entreprise a tout intérêt à investir pour créer une espèce de cercle vertueux : plus elle investit dans des projets rentables, plus elle générera de profit et plus elle pourra – dans le futur – verser de dividendes. Il appartient donc à l’entreprise de trouver le bon équilibre entre rémunération des actionnaires et maintien du cercle vertueux de l’investissement. Se basant sur les recommandations du conseil d’administration (ou du directoire) c’est finalement l’Assemblée Générale qui vote la décision.

L’Assemblée Générale (AG) c’est quoi exactement ?

L’Assemblée Générale (AG) réunit une fois par an – après la clôture et le dépôt des comptes de l’exercice – la direction de l’entreprise et ses actionnaires. C’est dans ce cadre que la direction présente un bilan de l’année écoulée, sa stratégie pour l’année à venir et que les actionnaires se prononcent et votent sur un certain nombre de sujets : approbation des comptes et de la gestion de l’entreprise, nomination ou renouvellement du conseil d’administration, affectation du résultat, etc.

La plus-value 

La plus-value est la deuxième source de revenu potentiel d’une action. Elle se définit comme la différence positive entre le prix d’achat et le prix de vente d’une action. Si tu achètes une action à 100€ et que tu la revends quelques années plus tard pour 130€, tu auras alors réalisé une plus-value de 30€. Si au contraire, le prix de l’action, au moment de la vente, se situe en dessous du prix d’acquisition, on parlera de moins-value. Si tu vends après quelques années la même action au cours de 70€, tu auras réalisé une moins-value, donc une perte.

Il est primordial de comprendre qu’un gain ou une perte ne se réalise qu’au moment où tu vends une action. Ton action achetée à 100€ peut tout à fait chuter à 70€, puis remonter à 100€ sans que tu ne réalises la moindre perte. À condition que tu n’aies pas vendu à 70€ bien sûr. Cela s’applique également sur une hausse. Une plus-value ou moins-value est appelée latente, tant qu’elle n’est pas réalisée. C’est d’ailleurs pour cette raison, que lors d’une baisse des marchés boursiers il est préférable de tenir ses actions (même si psychologiquement cela peut parfois être difficile) et d’attendre la reprise, que de les vendre et de réaliser une perte.

Comment déterminer la valeur d’une action ?

Comme nous l’avons vu précédemment, le cours d’une action est influencé par un très grand nombre de facteurs (objectifs comme subjectifs). Il ne reflète donc pas forcément toujours la performance d’une entreprise. D’une façon générale, on part du principe qu’une action possède une « juste valeur« . Si le cours d’une action est supérieur à sa “juste valeur”, les analystes et les professionnels de l’investissement estiment que l’action est sur-évaluée. Si au contraire, le cours d’une action est inférieur à son « juste prix », elle est considérée comme sous-évaluée. Partant de l’hypothèse qu’à terme une action reviendra toujours à sa « juste valeur », une action sous-évaluée représente donc un investissement intéressant. La théorie étant assez intuitive, en pratique cela se complique. Toute la difficulté est de déterminer où se situe ce « juste prix » d’une action. Pour cela, les analystes utilisent différentes méthodes, ainsi que toute une batterie d’outils et de critères que nous allons brièvement te présenter.

L’analyse fondamentale 

L’analyse fondamentale cherche à déterminer la valeur « réelle » ou « intrinsèque » d’une action. Cette méthode, qui est la plus répandue, prend en considération de nombreux éléments quantitatifs et qualitatifs. 

Les critères quantitatifs

Ces critères quantitatifs correspondent à des informations chiffrées et mesurables. Il peut s’agir d’éléments comptables (bilan, compte de résultat, résultat net, endettement, etc.), de ratios financiers, d’informations boursières ou d’autres indicateurs. Nous allons te présenter une liste non exhaustive des critères les plus utilisés.

IndicateurDescription
Taux de croissance (Chiffre d’affaires)Le chiffre d’affaires (CA) correspond à l’ensemble des ventes réalisées par l’entreprise durant une période donnée. Le taux de croissance du chiffre d’affaires est un bon indicateur pour mesurer le développement de l’activité et des revenus d’une entreprise.
Marge d’EBITDAL’EBITDA correspond au résultat opérationnel, c.a.d au CA après déduction des achats, autres charges externes et charges de personnel. Ne sont pas encore déduits les charges financières (intérêts), taxes, provisions et amortissements. S’agissant d’un indicateur financier américain, l’EBE peut être considéré comme l’équivalent français. 
La taux de marge d’EBITDA exprime le résultat opérationnel en pourcentage du CA. C’est un indicateur de performance qui mesure la profitabilité opérationnelle. Il donne donc une idée de la capacité d’une entreprise à maîtriser ses coûts et ses prix de vente. Souvent utilisé comme outil de benchmark pour comparer des concurrents entre eux.
Rentabilité des capitaux propres (RCP) ou Return on Equity (ROE)Mesure la rentabilité par rapport aux moyens déployés (Formule : Résultat net / capitaux propres). C’est donc un indicateur de performance et de profitabilité qui mesure la capacité d’une entreprise à générer du profit. C’est le rendement théorique du capital investi par les actionnaires. 
Ratio d’autonomie financièreIndique en pourcentage, l’importance des fonds propres par rapport à l’ensemble des ressources d’une entreprise (Formule : Fonds propres / total bilan). Donne par déduction des informations sur l’endettement d’une société, sa structure financière et sa solidité financière.
Taux d’endettement net (Gearing ou Debt-to-equity ratio)Mesure le poids de l’endettement d’une société par rapport à ses fonds propres (Formule : [Dettes – Disponibilités]/Fonds propres). Plus ce taux est élevé, plus la société est endettée et plus le risque est potentiellement élevé.
Capitalisation boursièreElle donne la valeur totale de toutes les actions cotées d’une entreprise ; c’est la valorisation des ses fonds propres. Elle se calcule en multipliant le nombre d’actions par leur cours.
Valeur de l’entrepriseCorrespond à la somme totale qu’il faudrait payer pour acquérir l’ensemble de l’entreprise. Pour la déterminer, on ajoute à la capitalisation boursière les dettes et on soustrait les liquidités. La logique : quelqu’un qui souhaite acheter une société doit aussi reprendre ses dettes. On soustrait les liquidités car elles pourraient rapidement être transformées en cash et reversées à l’acquéreur.
Valeur de l’entreprise /CACe ratio donne une idée du prix du CA : “que dois-je payer pour 1€ de CA ?”. Permet de comparer des entreprises du même secteur. Plus le ratio d’une entreprise est élevé (le prix par unité de CA augmente) comparé à ses concurrents, moins elle est intéressante (sur-évaluée) et vice versa (sous-évaluée). 
Valeur de l’entreprise /EBITDAExprime le prix à payer pour une unité de résultat opérationnel courant (après déduction des charges et avant ajustements comptables comme les amortissements). Mettant en relation le prix d’une entreprise et sa réelle capacité à créer de la valeur, ce ratio valorise son cycle d’exploitation ou économique. Permet de comparer la valorisation d’entreprises d’un même secteur sous l’angle de leur efficacité opérationnelle. Plus le ratio est faible, plus l’entreprise est intéressante.
PER ou P/E ratio (Price Earnings Ratio)Indique combien d’années de bénéfices un investisseur est prêt à payer pour acquérir une action. Autrement dit, il mesure le nombre d’années que l’entreprise prendra pour réaliser la valeur de l’action en bénéfices. Le PER se calcule soit en divisant le cours d’une action (donc son prix) par le bénéfice net par action (BNPA = bénéfice net/nombre d’actions) soit en divisant la capitalisation boursière d’une société par son bénéfice net. Un PER de 15 (prix d’une action = 30 et BNPA = 2) signifie donc qu’un investisseur est prêt à payer 15 fois le bénéfice annuel pour une action et qu’à ce rythme il faudra à la société 15 ans pour générer un bénéfice égal au prix actuel de son action.
P/B ratio (Price to Book)Met en relation la capitalisation boursière (donc la valeur marchande) et l’actif net (donc la valeur comptable nette de dettes) d’une société (Formule : Capitalisation boursière / actif net). L’actif net (ensemble des actifs – dettes) correspond généralement plus ou moins aux capitaux propres. Si cette relation est supérieure à 1, cela veut dire que la valeur boursière est supérieure à la valeur comptable : on considère alors l’action comme étant sur-évaluée. Au contraire un P/B ratio inférieur à 1 est signe d’une action sous-évaluée.
Cash flowLe cash flow correspond à la trésorerie disponible une fois que l’on soustrait toutes les charges décaissées des produits encaissés. C’est donc le cash qui reste à la fin, une fois tous les flux sortants déduits. Le résultat peut être ajusté comptablement à la baisse comme à la hausse, le cash flow non. C’est pourquoi, aussi souvent qu’ils le peuvent, les investisseurs fondent leurs décisions sur le cash flow plutôt que sur le résultat.
Cours / Cash flowIndique combien un investisseur est prêt à payer pour une unité de cash flow (Formule : Capitalisation boursière / CF opérationnel). Un ratio faible suppose une action sous-évaluée et inversement.

Considérer un indicateur de façon isolée n’est pas pertinent pour l’évaluation d’une action. Ce n’est qu’en étudiant plusieurs indicateurs sur une plus longue période et en les comparants à ceux des concurrents du même secteur que l’on peut commencer à se prononcer. Même en connaissance de ces chiffres et après un travail de recherche et d’analyse poussé, tu ne seras jamais à l’abri de pertes. Au lieu de te baser sur tes analyses dans le but de dénicher la perle rare, essaye plutôt de diversifier au maximum ton investissement. Cela t’évitera les mauvaises surprises.

Les critères qualitatifs

D’autres informations sont souvent prises en compte dans l’évaluation d’une action. Cela peuvent être des données qualitatives comme par exemple : 

  • L’environnement juridique et politique 
  • L’équipe de direction 
  • La situation concurrentielle
  • Le business model 
  • Etc.

Dans le cadre d’une analyse d’entreprise, les professionnels établissent généralement aussi une analyse globale et sectorielle. Le but étant de déterminer le potentiel de croissance du marché et d’analyser comment se comporte l’entreprise en question par rapport à ses concurrents.

L’analyse graphique et technique

Cette méthode d’analyse ne se base pas directement sur les éléments comptables d’une société ou sur ses indicateurs financiers. Elle se sert plutôt de diverses techniques pour analyser des courbes, des graphiques et des indicateurs mathématiques dans le but de pouvoir en tirer des prédictions sur l’évolution future des prix. L’objectif est de découvrir des tendances. Si par exemple une action est actuellement à la hausse, il s’agit de vérifier si ce canal va se poursuivre et d’agir en conséquence. Si ces techniques peuvent être utilisées en combinaison avec l’analyse fondamentale, il existe tout de même un doute sur son efficacité individuelle.

Est-ce que l’évaluation d’action ça marche ?

À la bourse, il ne faut jamais se fier uniquement à son intuition. Si tu souhaites faire du stock-picking une étude approfondie du sujet ainsi qu’une évaluation poussée des actions pour lesquelles tu t’intéresses sont des incontournables. Ceci te permettra du moins d’évaluer une action ou une entreprise par rapport à ses concurrents du même secteur d’activité. C’est un exercice chronophage et complexe sur lequel même des professionnels se trompent régulièrement. Preuve que même une analyse poussée ne prémunit pas de tous les risques.

Nous conseillons aux investisseurs particuliers, qui souhaitent investir en actions, de privilégier une approche passive par le biais d’ETF et de trackers. Tu réduis ainsi ton risque de façon considérable, tout en t’assurant une rentabilité intéressante sur le long terme.

Pas de rendement sans risque : quels sont les risques d’un investissement en actions

Comme nous l’avons vu précédemment, le cours d’une action est soumis à des fluctuations quotidiennes. Cette insécurité temporaire a du bon : c’est même la raison pour laquelle le rendement à long terme des actions est supérieur à tous les autres classes d’actifs. Il peut être compris comme une compensation pour la prise de risque et les fluctuations endurées, une prime de risque donc. Plus la prise de risque est élevée, plus cette compensation sera importante : le bénéfice est fonction du risque (on parle souvent de couple rendement-risque). Comme dans la vraie vie, un succès est généralement le fruit d’une prise de risque. Les actions et tous les autres classes d’actifs qui génèrent un rendement ne déroge pas à cette règle.

La volatilité

Les fluctuations d’une action, donc son risque, peuvent être mesurées. Pour cela différents indicateurs existent, l’un d’entre eux est la volatilité. Elle indique en pourcentage de combien le cours d’une action (ou d’un autre titre) diverge en moyenne de sa valeur moyenne. Elle mesure donc l’amplitude des variations par rapport à une moyenne. Il faut s’imaginer le cours d’une action comme une courbe qui oscille autour d’une ligne en l’intersectant à la hausse comme à la baisse : la moyenne des ces mouvements correspond à la volatilité. Statistiquement on parle d’écart type. Elle peut être utilisée pour mesurer :

  1. La variation du cours d’un titre par rapport à son marché
  2. La variation du rendement d’un titre par rapport au rendement moyen d’un univers de référence, un indice par exemple.
  3. La variation du cours ou du rendement d’une action par rapport à son cours ou rendement moyen.

La volatilité est généralement calculée par rapport à une moyenne historique et se rapporte à une période précise, une année la plupart du temps. Plus la volatilité du cours d’une action, d’un rendement ou d’un marché est importante sur une période donnée, plus les fluctuations à la baisse et à la hausse sont importantes. On peut dire de façon simplifiée que plus un titre est volatil, plus l’investissement dans ce même titre est risqué. La volatilité d’une action diminue avec le temps, raison pour laquelle il est judicieux de penser long terme lorsque tu investis en actions.

Les risques d’un investissement en actions sont nombreux. On peut les catégoriser en deux groupes : les « bons » risques et les « mauvais » risques. En effet, pas tous les risques sont rémunérés et valent la peine d’être pris.

Le risque systématique, le « bon » risque d’une action

Le risque systématique, aussi appelé risque de marché, désigne les fluctuations globales du marché, celles qui affectent toutes les actions au même moment. Ces mouvements apparaissent régulièrement et peuvent avoir diverses causes. Des changements au niveau des taux d’intérêts, des événements politiques ou encore le développement conjoncturel peuvent avoir un impact direct sur l’ensemble du marché des actions et provoquer une baisse ou une hausse généralisée. 

Un exemple illustrant très bien ce risque systématique est la crise du covid 19 qui a affecté toute l’économie, à quelques exceptions près, et a provoqué une chute des cours d’environ 30%. Si le risque de marché affecte généralement l’ensemble d’une économie, pas toutes les actions y sont exposées de la même manière : la sensibilité d’une action par rapport au risque de marché est exprimée par son Bêta. 

S’agissant d’un phénomène global, le risque de marché n’est pas diversifiable. Même si tu étais investi dans un ETF monde largement diversifié à l’échelle planétaire, tu n’es pas passé à côté de la chute des cours entraînée par le covid. Un investisseur qui est donc prêt à « subir » ces mouvements de marché perçoit une compensation : c’est le rendement moyen. Le risque systématique est donc un risque utile qui vaut la peine d’être pris.

Le risque spécifique, le “mauvais” risque d’une action

En plus du risque systématique, chaque action porte également un risque spécifique. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un risque qui est propre à chaque entreprise. Il s’agit de tous les dangers qui pourraient affecter l’entreprise sans avoir un impact sur le reste du marché. Par exemple, une entreprise peut se retrouver en difficulté de paiement (risque de liquidité), faire face à une difficulté d’approvisionnement suite à la défaillance d’un fournisseur (risque fournisseurs) ou tout simplement prendre de mauvaises décisions managériales. La liste des risques spécifiques est longue et on peut y ajouter : un changement de régulation, le retrait d’une licence, la suppression d’une subvention, l’échec d’une fusion, un mauvais développement du secteur d’activité, un changement dans la situation concurrentielle, une hausse des prix au niveau des matières premières, des décisions politiques, etc. 

Contrairement au risque de marché, le risque spécifique n’est pas rémunéré. La bonne nouvelle c’est qu’il s’agit d’un risque diversifiable. Tu peux en effet porter uniquement le (bon) risque systématique rémunéré et éliminer le (mauvais) risque spécifique à l’aide de la diversification.   

Comment investir en actions en réduisant les risques

Il est impossible d’éliminer tous les risques quand tu investis en actions. Et c’est plutôt une bonne chose, car c’est la prise de risque qui est à l’origine de ta compensation sous forme de rendement. Cependant, comme nous venons de le voir, pas tous les risques valent la peine d’être pris et il est tout à fait possible de réduire, voire d’éliminer les risques qui n’apportent rien. 

Réduire les risques par la diversification : Actions individuelles vs. panier d’actions 

Comme nous l’avons vu précédemment, on distingue donc le risque systématique et le risque spécifique. 

Si tu investis dans une seule action, tu t’exposes automatiquement au risque spécifique de l’entreprise concernée. Prenons un exemple : tu as investi toute ton épargne en actions Volkswagen. Arrive le Dieselgate en 2015 – événement que même tes analyses les plus poussées ne pouvaient prévoir – et fait plonger ton placement. Depuis, la société s’est rétablie, certes, mais la chute était néanmoins réelle et les exemples d’entreprises qui ne se remettent pas d’un tel choc ne manquent pas. Acheter telle ou telle action individuelle – on appelle cela faire du stock picking – revient toujours à faire un pari. Même si certains professionnels de l’investissement prétendent pouvoir dénicher les bonnes entreprises au bon moment, nul ne sait finalement de quoi sera fait l’avenir et personne ne possède de boule de cristal. Une action peut exploser, comme elle peut tout à fait s’écrouler du jour au lendemain. 

La solution pour éliminer le risque spécifique : la diversification. En effet, si ce risque n’est pas rémunéré c’est qu’il y a une raison : il est totalement diversifiable. En investissant dans un panier (le plus large possible) de plusieurs actions (fonds d’investissement, ETF ou tracker) tu réduit le risque spécifique de manière considérable. Il y aura toujours une ou plusieurs actions qui se porteront mal, mais dans un portefeuille bien diversifié tu ne le remarqueras probablement même pas. La mauvaise performance d’un élément sera compensée par la bonne performance d’un autre. 

Même dans un portefeuille bien diversifié, le risque spécifique étant éliminé, le risque systématique subsiste. Si une crise économique secoue la totalité du marché, ton portefeuille va baisser. C’est le risque à prendre pour profiter d’un rendement intéressant, d’autant plus qu’il s’agit d’un risque temporaire qui se lisse avec le temps. D’où l’intérêt de privilégier le long terme lorsqu’on investit en actions.

Investir son argent avec un horizon long terme

Les marchés boursiers fluctuent en permanence. Ces mouvements peuvent être plus ou moins brusques et suivre des tendances baissières et haussières plus ou moins longues. Cependant, lorsqu’on regarde sur une période suffisamment longue, on constate que les mouvements extrêmes ne sont que temporaires et qu’à long terme l’économie mondiale – et donc les marchés boursiers – oscillent autour d’une tendance moyenne croissante. En investissant avec un horizon de placement long et de manière diversifiée dans le marché actions en sa globalité, tu profites donc de cette évolution et tu accrois ton capital petit à petit, doucement mais sûrement. Un instrument particulièrement bien adapté à une telle stratégie est l’ETF, nous y reviendront un peu plus bas. 

Il est important de toujours garder en tête que lorsque temporairement les marchés baissent, une perte ne se réalise qu’au moment de la vente. Historiquement, l’économie mondiale s’est toujours relevée après une crise, il est donc primordial de ne pas céder à la panique et d’attendre que cela se produise.

Pour ne pas être contraint à vendre en période de marchés baissiers et ainsi de réaliser des pertes, il est important d’investir uniquement de l’argent dont tu peux te passer pour un long moment. N’investis donc pas à la bourse de l’argent dont tu pourrais avoir besoin dans un future proche. Pour faire face à des imprévus, veille à toujours garder une épargne de précaution, dans laquelle tu peux puiser à tout moment.

Investir en ETF c’est investir dans des actions de façon extrêmement diversifié

Un ETF (Exchange Traded Fund) est un fonds géré de façon passive. D’une manière générale, un fonds est un véhicule d’investissement qui rassemble de l’argent de nombreux investisseurs afin d’investir la somme récoltée dans un grand nombre de titres différents. Il permet ainsi d’investir directement dans un grand panier de titres diversifié et de profiter de la performance de tout un marché ou même de toute une classe d’actifs. Pour en savoir plus sur les fonds d’investissement, nous t’invitons à consulter notre guide dédié.

Un fonds passif ou ETF vise à reproduire à l’identique la performance d’un indice de référence (CAC40, MSCI World, etc.). Si l’indice grimpe de 3%, l’ETF et donc tes gains feront de même. Les frais de gestion, qui sont à déduire de cette performance, sont largement inférieurs à ceux des fonds actifs, la gestion étant quasi automatisée. L’ETF est un très bon instrument pour ceux qui veulent investir de façon très diversifié à moindre coût.

Il existe aujourd’hui une grande diversité dans l’univers des ETF. Certains peuvent répliquer un indice sectoriel comme la Tech par exemple ou encore suivre un indice géographique bien spécifique. Dans ce large choix, un ETF Monde qui suit un indice mondial comme le MSCI World, combiné en partie avec un ETF sur les marchés émergents reste toutefois le premier choix.

Les ETF rendent l’investissement accessible à tous. Il est tout à fait possible de commencer à investir de petites sommes pour prendre ses marques. Petit à petit tu gagneras en expérience ; les ETF deviendront alors un pilier fort de ton épargne, qui viendra sans doute, tôt ou tard, remplacer ton Livret A qui ne rapporte aujourd’hui plus grand chose.

Comment et où détenir des actions ?

Comme nous l’avons vu, il est possible de détenir des actions en direct ou alors via des fonds d’investissement actifs ou passifs (ETF et trackers). Nous recommandons surtout la dernière option, notamment pour les investisseurs peu expérimentés (et même pour les autres en fait). Une fois que tu disposes d’un portefeuille bien diversifié, rien ne t’empêche alors de le compléter par quelques actions individuelles dont tu es convaincu. 

Pour détenir des actions il te faut un compte spécial. Celui-ci te permet d’acheter, de stocker, de gérer et de vendre tes titres. Il en existe trois :

  • Le compte-titre : c’est le compte classique. Le plus flexible d’entre tous, il te permet de gérer tout type de titres, peu importe la nature ou la zone géographique. Il n’y pas de plafonds, sky is the limit. Tu peux l’ouvrir auprès d’un établissement bancaire (banque en ligne, néo-banque, banque de réseau) ou d’un courtier. Si tu veux te faire un avis sur les différents courtiers en ligne nous te proposons un guide détaillé ainsi qu’un comparatif des meilleurs fournisseurs.
  • Le PEA : un peu moins flexible que le compte-titre classique, le PEA te permet d’investir en actions dans un cadre fiscal avantageux. Il présente certaines contraintes mais te propose une exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention. 
  • L’assurance vie : c’est certainement le compte le plus contraignant pour un investissement en actions. Toutefois l’assurance vie présente elle aussi des avantages non négligeables au niveau de la fiscalité et surtout au niveau de la transmission.

FAQ – Questions fréquentes

  • Qu’est-ce qu’une action

    Une action est un titre correspondant à une part d’une entreprise. Pour les entreprises cotées ces parts sont négociables en bourse.

     

  • Comment acheter des actions en bourse ?

    Pour acheter une action, tu dois disposer d’un compte adapté (Compte-titre ou PEA par exemple). Celui-ci peut être ouvert auprès d’un établissement bancaire ou auprès d’un courtier. Tu pourras ensuite placer un ordre d’achat pour acquérir une action.

  • Comment vendre une action ?

    Comme pour l’achat d’une action, tu dois placer un ordre via ton compte pour signaler ta volonté de vendre. L’objectif est toujours de vendre à un prix plus élevé qu’à l’achat.

  • Comment détenir une action ?

    Tu peux détenir une action en direct ou via des placements collectifs (fonds d’investissement, tracker, ETF, etc.). Mais tout d’abord il te faut un compte adapté. Cela peut être un compte-titre, un PEA ou même une assurance vie.

  • Quelle fiscalité pour les actions ?

    Les gains (plus-values et dividendes) que te procure un investissement en actions sont généralement imposables, sauf exceptions pour les enveloppes fiscales comme le PEA ou l’assurance vie. S’applique le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% qui se compose de l’impôt sur le revenu (12,8%) et de prélèvements sociaux (17,2%). 

  • À quoi ça servent les actions ?

    Pour les sociétés qui les émettent, les actions sont une source de financement. Pour un investisseur comme toi, les actions sont un pilier important de ton épargne qui présentent des rendements plus intéressants sur le long terme que des produits plus classiques comme le Livret A.

  • Pourquoi une action fluctue-t-elle en permanence ?

    Le prix d’une action est déterminé par l’offre et la demande. Les raisons qui font monter l’une ou l’autre sont multiples et pas toujours rationnelles.