Guide Assurance-Vie : tout savoir sur le placement préféré des français

Plébiscitée depuis de nombreuses années par les Français, l’assurance-vie reste encore aujourd’hui un incontournable. Son succès repose sur un constat simple : c’est le seul placement à proposer un large choix de supports d’investissement avec une fiscalité avantageuse et la possibilité de transmettre les fonds en cas de décès. Si elle paraît accessible, l’assurance-vie n’en est pas moins complexe. Alors l’assurance-vie, comment ça marche ? Fonctionnement, rendements, fiscalité, succession, souscription, tu trouveras ici toutes les informations indispensables à connaître pour investir en assurance-vie.

À savoir
  • l’assurance-vie est une enveloppe fiscale permettant d’investir sur de nombreux supports de placement ;
  • elle doit être souscrite auprès d’une compagnie d’assurance ou d’une banque détenant un numéro d’immatriculation d’intermédiaire en assurance ;
  • après 8 ans de détention, l’assurance-vie permet d’obtenir des avantages fiscaux sur les gains réalisés (intérêts et plus-values) ;
  • l’assurance-vie peut être monosupport (fonds euro) ou multisupport (fonds euros et fonds communs de placement) ;
  • c’est un contrat de capitalisation : les intérêts reçus à l’intérieur de l’enveloppe ne sont pas fiscalisés et sont réintégrés au capital, ce qui augmente d’autant plus la rentabilité de l’assurance-vie ;
  • grâce à l’assurance-vie, il est possible de transmettre jusqu’à 152.500€ par bénéficiaire sans droits de succession si les versements ont été effectués avant 70 ans, 30.500€ par bénéficiaire au-delà.
Sommaire

Qu’est-ce que l’assurance-vie ?

Une assurance-vie est un contrat entre un assureur et un souscripteur. Celui-ci verse des primes pendant une certaine période pour alimenter le contrat. En contrepartie, l’assureur s’engage à verser un capital ou une rente viagère au bénéficiaire désigné à la fin de l’engagement. Il existe trois types d’assurance-vie : les contrats vie, les contrats décès, et les contrats vie et décès. Ces derniers sont les plus courants et sont donc ceux que nous allons détailler dans ce guide. Le principe est simple et présente deux cas de figure :

  • l’assuré est en vie à la fin du contrat : il est alors le bénéficiaire (partie vie du contrat). Il peut retirer ses fonds ou demander une sortie en rente viagère ;

  • l’assuré décède avant la fin du contrat : ce sont les bénéficiaires désignés au contrat qui touchent le capital prévu ou la rente (partie décès du contrat).

Aujourd’hui, l’assurance-vie est très utilisée par les Français, il est même souvent dit que c’est leur placement préféré. Il faut dire que l’assurance-vie ne manque pas d’atouts. Elle permet à elle seule de répondre à plusieurs préoccupations majeures des épargnants français : faire fructifier son capital, préparer sa retraite, défiscaliser ses gains et prévoir sa succession. De plus, elle s’adapte à tous les profils d’épargnants, du plus prudent au plus risqué, en proposant une multitude de supports d’investissements différents. Enfin, même si c’est un placement de long terme avec un horizon optimal de 8 ans, les fonds restent disponibles à tout moment en cas de besoin.

Les assurances-vie sont régies par le code des assurances. Il est possible de les souscrire dans des compagnies d’assurance ou dans des banques.

Avantages et inconvénients de l’assurance-vie

Quand on parle de placement, l’assurance-vie apparaît comme une évidence. Tu te demandes sûrement pourquoi un tel succès ? Faisons un point rapide sur les avantages et inconvénients principaux de l’assurance-vie.

Les avantages

  • Choix des supports d’investissement : large panel du plus sécurisé au plus risqué

  • Avantages fiscaux : sur les intérêts et les plus-values, mais également en cas de succession

  • Placement flexible : possibilité de retirer de l’argent, d’arbitrer les supports d’investissement, de changer les bénéficiaires

  • Possibilité de transmettre une partie de son argent hors droits de succession

Les inconvénients

  • Les frais sont importants : il faut prendre en compte les frais d’entrée, de gestion, d’arbitrage voire de sortie

  • Perte des avantages fiscaux si un retrait intervient avant 4 ans

  • Difficile de transférer un contrat dans un autre établissement

Quel est le fonctionnement de l’assurance-vie ?

Tout le monde connaît l’assurance-vie, ou en a déjà entendu parler. Mais sait-on vraiment comment ça marche ? Qui peut ouvrir une assurance-vie par exemple ? ou comment fonctionne la clause bénéficiaire ? On en parle tout de suite ici.

Qui peut souscrire un contrat d’assurance-vie ?

Pour ouvrir une assurance-vie, il faut être une personne physique. Les mineurs ont la possibilité de souscrire un contrat, sous réserve d’être représentés par un de leurs parents.

L’assuré est la personne qui souscrit le contrat. Le bénéficiaire est celui qui est désigné pour recevoir les fonds en cas de décès de l’assuré. 

Dans la grande majorité des cas, les contrats sont monotitulaires, mais l’adhésion conjointe existe. L’objectif principal d’une adhésion conjointe est de dénouer le contrat au décès du second bénéficiaire. Le conjoint survivant peut ainsi conserver l’antériorité du contrat et le gérer à sa guise. Cela évite de souscrire un nouveau contrat et d’avoir une nouvelle date d’effet en cas de décès du premier conjoint. Cette option est réservée aux couples mariés sous le régime de la communauté universelle ou de la communauté réduite aux acquêts.

Assurance-vie et expatriation

Peut-on détenir un contrat d’assurance-vie quand on n’est pas résident fiscal français ? Voilà une question que se posent de nombreux candidats à l’expatriation. Si le contrat a été ouvert avant le départ de France, il n’y a aucun problème pour le conserver. Par contre, si tu es expatrié et que tu souhaites souscrire un contrat d’assurance-vie en France, cela peut être un peu plus compliqué. Tout va dépendre de la convention fiscale signée entre le pays de résidence et la France. De manière générale, c’est assez simple si tu résides dans un pays de l’Union européenne, la plupart des États européens ayant signé des conventions fiscales entre eux. Si tu résides hors d’Europe, il faut vérifier que ton pays de résidence a signé une convention fiscale avec la France. Ces informations sont disponibles sur le site des impôts français à la rubrique International.

La clause bénéficiaire

Un des points les plus importants du contrat d’assurance-vie est la rédaction de la clause bénéficiaire. En effet, l’assurance-vie permet de transmettre jusqu’à 152.500€ par bénéficiaire en dehors de la succession si les versements ont été effectués avant les 70 ans de l’assuré. Les bénéficiaires peuvent être une personne de la famille, mais également un ami ou encore une personne morale comme une association caritative. 

  • La clause standard : si l’assuré souhaite transmettre les fonds à sa famille proche, il peut choisir la clause standard déjà présente sur la liasse de souscription du contrat d’assurance-vie. Cette clause peut être rédigée de façon différente selon les contrats, mais elle prévoit en général de faire bénéficier le conjoint, à défaut les enfants nés ou à naître à parts égales, à défaut les héritiers. C’est ce qu’on appelle une clause “en cascade”. S’il n’y a pas de conjoint, on passe au rang suivant, à savoir les enfants. S’il n’y a ni conjoint ni enfant, ce sont les héritiers qui obtiennent le bénéfice du contrat.
  • La clause personnalisée : l’assuré peut tout à fait choisir de rédiger lui-même la clause bénéficiaire de son contrat. Cela lui offre la possibilité de transmettre de l’argent à une personne en dehors de la ligne de succession directe (un ami ou un neveu), ou encore d’adapter les proportions de fonds transmises. Par exemple, un assuré peut choisir de privilégier un de ses enfants, s’il a des difficultés financières ou s’il est handicapé par exemple. La clause bénéficiaire doit être rédigée de façon très précise afin que l’assureur soit sûr de retrouver la personne destinataire des fonds au décès de l’assuré. 

La clause bénéficiaire n’est pas figée dans le temps. Il est tout à fait permis d’en changer plusieurs fois en fonction des aléas de la vie. Cependant, si un bénéficiaire a connaissance d’être désigné dans une clause bénéficiaire, il peut accepter le bénéfice du contrat auprès de l’assureur. Dans ce cas, l’assuré ne peut plus changer la clause bénéficiaire pour la partie concernant la personne ayant accepté le contrat. Si cette option existe, elle reste extrêmement rare.

Quels sont les investissements possibles en assurance-vie ?

L’assurance-vie laisse un large choix de supports possibles et donc de stratégies d’investissement. Que tu aies un profil sécuritaire ou plus risqué, que tu souhaites avoir des revenus complémentaires pour ta retraite ou privilégier la valorisation de ton capital, toutes les stratégies sont possibles avec l’assurance-vie. Les combinaisons d’investissement sont quasiment infinies. C’est bien entendu un avantage d’avoir le choix, mais cela demande de bien définir ses besoins pour ne pas se perdre entre les différentes options. Faire ce travail préparatoire te permettra de sélectionner la meilleure assurance-vie pour toi. Pour commencer, il faut savoir qu’il existe deux grands types de contrats : les assurances-vie monosupport, et les assurances-vie multisupports.

L’assurance-vie monosupport

Investie en fonds euros, l’assurance-vie monosupport est la plus sécurisée. Les fonds versés sont totalement garantis. Les primes sont investies sur des obligations ou des produits monétaires très sécuritaires. La contrepartie est que la rentabilité de ces assurances-vie est faible, autour de 1% pour l’année 2020. 

Ces contrats sont particulièrement adaptés pour les personnes ne souhaitant pas du tout être exposées aux marchés boursiers et ne voulant pas prendre le risque de perdre leur capital. Ils pourront également intéresser des investisseurs souhaitant dynamiser leur épargne disponible en attendant un projet immobilier par exemple.

L’assurance-vie multisupport

Une autre option est de choisir un contrat multisupport. Celui-ci laisse la latitude de garder une partie en fonds euros, mais également de choisir des supports autres pour dynamiser son épargne et profiter du rendement des marchés boursiers. On les appelle des “unités de compte”. Fonds communs de placement, ETF, SCPI, les perspectives d’investissement sont très larges et permettent de se constituer un portefeuille diversifié, tant au niveau géographique que sectoriel. Ces contrats permettent d’espérer des rentabilités plus élevées que sur des assurances-vie fonds euros, mais le risque est également plus important. En effet, le capital n’est pas garanti, et le fait d’être dans un contrat d’assurance-vie ne réduit en aucun cas le risque d’exposition aux marchés boursiers. Le rendement de l’assurance-vie sur ces contrats multisupports est très variable. Il va dépendre du type de supports sur lesquels les fonds ont été investis, du profil de risque et de la durée de détention des fonds.

L’allocation des fonds dans un contrat d’assurance-vie multisupport n’est pas figée. Il est possible et même conseillé d’arbitrer les fonds à l’intérieur du contrat. 

  • en gestion libre : tu gères toi-même l’allocation de tes fonds sur ton contrat, comme tu le ferais sur un portefeuille-titres en dehors de l’assurance-vie (attention cependant à bien vérifier les frais d’arbitrage). Si tu t’intéresses un minimum aux marchés boursiers, cette option est la plus rentable dans la mesure où tu n’auras pas de frais supplémentaires à supporter.

  • en gestion pilotée, ou conseillée : ton contrat est géré pour toi par des professionnels en fonction de ton profil de risque et de tes objectifs, moyennant rémunération bien entendu.

Quelle est la fiscalité de l’assurance-vie ?

L’assurance-vie est une enveloppe fiscale. À ce titre, elle permet au souscripteur de bénéficier d’avantages fiscaux, et ceci à plusieurs niveaux.

En cas de rachat partiel ou de rachat total de l’assurance-vie

Dans un contrat d’assurance-vie, la fiscalité sur les gains (intérêts et plus-values) n’intervient qu’en cas de rachat partiel, c’est-à-dire de retrait, ou de rachat total, à la clôture du contrat. La fiscalité est fonction de la date de retrait par rapport à la date d’ouverture du contrat. Il faut savoir que la fiscalité de l’assurance-vie a été modifiée à la suite de la Loi de finances 2018. 

  • Fiscalité sur les rachats (partiels ou totaux) pour les contrats ouverts après 2017 :
RetraitFiscalité
– 8 ansPFU de 30% (17,2% de prélèvements sociaux + 12,8% de prélèvements forfaitaires)
+ 8 ansVersements <150.000€ : PFU de 24,2% (17,2% de prélèvements sociaux + 7,5% de prélèvements forfaitaires)

Versements >150.000€ : PFU de 30% (17,2% de prélèvements sociaux + 12,8% de prélèvements forfaitaires)

Possibilité de bénéficier chaque année d’un abattement sur les rachats de 4.600€ pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et 9.200€ pour un couple. La fiscalité s’applique au-delà.
Source : impots.gouv.fr – 07/2021

  • Fiscalité sur les rachats (partiels ou totaux) pour les contrats ouverts avant 2017 :
  • RetraitFiscalité
    – 4 ansPrélèvement forfaitaire libératoire de 35% ou impôt sur le revenu 
    + 17,2% de prélèvements sociaux
    entre 4 et 8 ansPrélèvement forfaitaire libératoire de 15% ou impôt sur le revenu 
    + 17,2% de prélèvements sociaux
    + 8 ansPrélèvement forfaitaire libératoire de 7,5% ou impôt sur le revenu
    17,2% de prélèvements sociaux


    Possibilité de bénéficier chaque année d’un abattement sur les rachats de 4.600€ pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et 9.200€ pour un couple. La fiscalité s’applique au-delà.
    Source : impots.gouv.fr – 07/2021

    En cas de force majeure définie par le législateur, le souscripteur peut effectuer un retrait sans fiscalité, quelle que soit la date de sortie. C’est le cas notamment lors d’un licenciement, d’une mise en retraite anticipée ou d’une invalidité.

    En cas de sortie en rente viagère

    Dans le cas d’une sortie de l’assurance-vie en rente viagère, les revenus versés sont imposés à l’impôt sur le revenu auquel s’ajoutent les 17,2% de prélèvements sociaux.

    Il faut savoir que le total de la rente versée n’est pas imposable. En effet, elle contient une partie d’intérêt et une partie de capital. Pour évaluer la partie soumise à imposition, le législateur va prendre en compte l’âge de début de versement de la rente. Cela fige une fois pour toutes la part de la rente taxable. 

    Cela se définit de la façon suivante :

    • Pour les personnes âgées de moins de 50 ans : 70%
    • Pour les personnes âgées de 50 à 59 ans : 50%
    • Pour les personnes âgées de 60 à 69 ans : 40%
    • À partir de 70 ans : 30%

    Si cette option est choisie, il est donc intéressant fiscalement d’attendre le plus longtemps possible quand on souhaite demander une sortie en rente viagère. 

    Cependant, il est important de comprendre que lors d’une sortie en rente viagère, il n’y a plus de transmission de capital aux héritiers en cas de décès. C’est la compagnie d’assurance qui garde le bénéfice du contrat si le décès du souscripteur intervient avant l’épuisement de son capital. Si l’on souhaite obtenir un revenu complémentaire, il peut être plus intéressant d’effectuer des retraits réguliers sur le contrat. Cela permet de conserver la propriété du capital et de transmettre les fonds aux héritiers en cas de décès prématuré de l’assuré.

    Assurance-vie et succession

    La préparation de la succession est une des motivations principales pour souscrire un contrat d’assurance-vie. En effet, ce placement permet de transmettre une partie des fonds placés en exonération de droits de succession. 

    La fiscalité de l’assurance-vie en cas de succession est complexe. En effet, elle a été réformée de nombreuses fois et les conditions d’imposition dépendent donc des dates de souscription des contrats et des versements des primes, ainsi que de l’âge du souscripteur au moment de ce versement. Faisons le point sur les droits de succession de l’assurance-vie.

    Contrat souscrit, ou primes versées, depuis le 13 octobre 1998 :

    • Le souscripteur a moins de 70 ans
    Montant transmisJusqu’à 152.500€ par bénéficiaireDe 152.501€ à 852.500€Au-delà de 852.501€
    ImpositionExonération20%31,25%
    Source : impots.gouv.fr – 07/2021

    L’imposition s’entend par bénéficiaire. En effet, chaque bénéficiaire désigné au contrat a droit à recevoir 152.500€ sans droits de succession.

    • Le souscripteur a plus de 70 ans
    Montant transmisJusqu’à 30.500€ par bénéficiaireAu-delà de 30.500€
    ImpositionExonérationDroits de succession qui s’appliquent (sauf pour le conjoint du défunt qui est exonéré)
    Source : impots.gouv.fr – 07/2021

    Les capitaux qui entrent dans le calcul des droits de succession sont réintégrés à l’ensemble de l’assiette successorale. À ce titre, ils peuvent bénéficier des abattements hors assurance-vie. Ceux-ci seront différents en fonction du lien de parenté entre le bénéficiaire et le défunt.

    Dans quelques cas spécifiques, les frères et sœurs du défunt peuvent être exonérés des droits de succession (s’ils sont célibataires, veufs ou divorcés ; s’ils ont plus de 50 ans et sont atteints d’une infirmité, etc.).

    Contrats souscrits, ou primes versées, avant le 13 octobre 1998 :

    Moment des versementsContrat souscrit avant le 20/11/1991Contrat souscrit entre le 20/11/1991 et le 12/10/1998
    Primes versées avant 70 ansExonération totaleExonération totale
    Primes versées après 70 ansExonération totaleAbattement à hauteur de 30.500€ puis droits de succession
    Source : impots.gouv.fr – 07/2021

    On voit bien ici que même si les avantages liés aux droits de succession assurance-vie restent très intéressants, ils tendent à se réduire avec les années. C’est pourquoi il est sage de conserver les contrats anciens ouverts avant 1991.

    L’assurance-vie est-elle assujettie à l’IFI ?

    Depuis la réforme de l’impôt sur la fortune en 2018 et le passage à l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière), l’assurance-vie n’entre plus dans l’assiette de cet impôt. C’est une excellente nouvelle pour les ménages les plus aisés ! Une seule limite : les supports en unités de compte comprenant des actifs immobiliers sont comptabilisés dans l’IFI. Il va s’agir par exemple des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), des OPCI (Organismes de Placement Collectif en Immobilier) ou encore des SIIC (Sociétés d’investissement Immobilier Coté).

    Comment souscrire un contrat d’assurance-vie ?

    Si tu as choisi un contrat d’assurance-vie, n’oublie pas de vérifier certains points clés avant de concrétiser l’adhésion : 

    • quel est le minimum à verser pour ouvrir le contrat ;
    • quels sont les frais de souscription, de gestion, de sortie et d’arbitrage ;
    • quels sont les nombres et les types de supports disponibles.

    Une fois ces points vérifiés, tu peux t’adresser à ton assureur ou ton établissement bancaire pour souscrire le contrat. Soit le processus est effectué entièrement en ligne, soit il faut remplir une liasse de souscription papier.

    C’est à ce moment que sont définis les types de versement (libres ou programmés), la clause bénéficiaire de l’assurance-vie ainsi que la répartition des fonds sur le contrat.

    Dans tous les cas, souscrire un contrat d’assurance-vie n’est pas un acte anodin. Chacun doit choisir le contrat qui lui correspond le mieux en fonction de ses objectifs et de son profil de risque. 

    FAQ – Questions fréquentes

    • Quel est le plafond de l’assurance-vie ?

      Il n’y a pas de plafond sur un contrat d’assurance-vie. Il existe cependant un plafond fiscal de 152.500€. C’est le montant que le souscripteur peut transmettre à chacun de ses bénéficiaires sans payer de droits de succession.

    • Un transfert d’assurance-vie est-il possible ?

      Depuis la loi Pacte de 2019, il est possible de transférer un contrat d’assurance-vie. Cependant, certaines contraintes existent. S’il est autorisé de changer d’établissement financier, l’assureur, lui, doit être le même. Cela limite donc beaucoup les opportunités de transfert.

    • Est-il possible d’avoir un contrat d’assurance-vie joint ?

      Oui, c’est possible, même si cette option est relativement rare. L’objectif principal d’une adhésion conjointe est de dénouer le contrat au décès du second bénéficiaire.

    • Peut-on souscrire un contrat d’assurance-vie quand on est expatrié ?

      Si tu as souscrit un contrat avant ton départ, il n’y a aucun problème pour le conserver. Si tu es déjà non-résident fiscal français et que tu souhaites ouvrir un contrat, tout va dépendre de la convention fiscale signée entre ton pays de résidence et la France. C’est généralement simple pour les personnes résidant dans un pays européen, mais plus difficile pour les autres pays.

    • Qu’est-ce que la clause bénéficiaire ?

      La clause bénéficiaire permet au souscripteur de désigner une ou plusieurs personnes, voire une association caritative, qui recevront les fonds de son assurance-vie à son décès. S’il ne nomme pas de personne en particulier, c’est la clause standard qui s’applique (le conjoint, à défaut les enfants, à défaut les héritiers).