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Qu'est ce qu'un ETF

Qu’est ce qu’un ETF ?

Ces dernières années, les ETF (FNB, en français) ont vu leur popularité s’accroître de façon exponentielle. En 2020, les ETF ont en effet franchi la barre symbolique des 1.000 milliards d’euros d’encours sous gestion en Europe. Si toi aussi tu souhaites investir dans les ETF, ce guide est fait pour toi. Avant de te lancer et d’acquérir à ton tour des ETF, il est cependant impératif de comprendre leur fonctionnement. Tu trouveras tout ce que tu dois savoir dans notre guide !

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À savoir
  • Un ETF est un titre qui réplique un indice tel que le CAC40 ou le MSCI World.
    Grâce aux ETF tu peux, même à partir de sommes modestes, investir dans des milliers de société cotées et ainsi diversifier ton patrimoine de façon considérable.
  • Les coûts de gestion des ETF sont nettement moins élevés que ceux des fonds d’investissement gérés activement, les coûts annuels étant compris entre 0,08% et 0,7% du montant investi.
  • Les ETF sont un excellent moyen d’investir à long terme dans les marchés d’actions.
  • Les ETF diffèrent en termes de coûts de gestion (TER), d’âge, d’encours, de type de distribution des dividendes (distribuant / capitalisant) et de méthode de réplication (physique ou synthétique/swap).

Qu’est-ce qu’un ETF ?

ETF est l’acronyme d’Exchange Traded Funds, FNB en français, pour fonds négociés en bourse. Comme son nom l’indique, ce sont donc des fonds indiciels négociés en bourse. Les ETF suivent le rendement d’indices boursiers en combinant ainsi la performance de plusieurs entreprises – contrairement aux actions individuelles qui représentent, à chaque fois, la performance d’une seule entreprise. L’objectif d’un ETF est d’obtenir le même rendement que l’indice qu’il suit. L’investissement passif revient donc à miser sur la croissance globale du marché : plutôt que de sélectionner des titres individuels de manière manuelle, tu fais confiance à la croissance de l’économie au long cours. Par exemple, si le CAC 40 augmente de 1%, alors la valeur d’un ETF CAC 40 augmentera également d’1%. S’il perd de sa valeur, l’ETF fera de même. Ceux qui investissent dans un ETF misent donc sur un marché établi plutôt que sur l’achat d’actions individuelles de sociétés comme pourrait le faire un investisseur actif. 

Empiriquement, il a été démontré que la constitution d’un patrimoine à long terme, par le biais d’une stratégie dite passive – par exemple une stratégie Buy and Hold (achat et conservation du titre à long terme) menée à l’aide d’ETF – est généralement beaucoup plus efficace que les approches actives. Les ETF sont aussi bien moins chers que les fonds gérés activement. Dans le cas des fonds actifs, ce sont les gestionnaires qui sont aux manettes et qui gèrent manuellement la composition du fonds (en anglais le stock picking) ; les frais de gestion sont donc plus élevés. Comment fonctionnent donc les ETF et comment les choisir ? C’est ce que nous verrons au fil de ce guide.

Qui émet les ETF ?

Les ETF sont proposés par des sociétés de gestion. À l’échelle mondiale, il en existe des milliers de différents dont plus de 750 sont cotés à la bourse de Paris. Cette multiplicité s’explique par le nombre important de sociétés de gestion qui émettent des ETF et les innombrables indices qui traduisent en partie des stratégies spécifiques ou répliquent des secteurs de niche.

Dans un premier temps, la société de gestion achète, avec l’apport des investisseurs, les titres contenus dans l’indice. Elle émet ensuite elle-même un titre (un ETF) qui suit la performance de l’ensemble de ces titres.

Comment un ETF réplique-t-il son indice ?

Prenons le CAC 40, c’est un exemple simple pour illustrer le fonctionnement des ETF. Le CAC40 est un indice comprenant 40 valeurs françaises, sélectionnées parmi les 100 plus fortes capitalisations. L’ETF CAC40 réplique ces 40 valeurs avec des pondérations analogues à leur poids au sein de l’indice boursier. Par le biais d’un ETF tu peux donc miser sur l’évolution du CAC40, sans acheter directement chacun des 40 titres qui le composent! Ce qui serait encore possible pour le CAC40 l’est beaucoup moins si l’on prend un indice mondial composé de milliers de valeurs différentes.

L’ETF achète donc toutes les actions qui composent son indice de référence, en veillant à bien respecter leur pondération respective. Ainsi, quand de nouvelles valeurs intègrent l’indice, l’ETF les achète et quand des valeurs quittent l’indice, il les vend. Contrairement aux fonds actifs, ce processus est totalement automatisé et se fait sans intervention d’un gestionnaire.

Un ETF est un fonds d’investissement et comme pour tout fond d’investissement la conservation des actifs et leur gestion sont séparés. Tu n’as donc pas de soucis à te faire pour ton argent : si la société de gestion émettrice fait faillite, les actifs qui le composent sont conservés de façon séparée chez un dépositaire et ne seront donc pas affectés.

Les différentes méthodes de réplication

La façon dont un ETF reproduit la performance d’un ensemble de valeurs individuelles se nomme méthode de réplication. Celle-ci  a une incidence directe sur le coût, la performance et le risque de ton ETF.

Il existe trois méthodes différentes :

  • Réplication directe ou physique (totale) : (presque) toutes les valeurs de l’indice sont achetées individuellement. Ceci est considéré comme la méthode la plus précise. Néanmoins, pour des ETF incluant des centaines ou des milliers de valeurs, la réplication physique peut entraîner des coûts un peu plus élevés.
  • Réplication physique partielle ou par échantillonnage (optimisée) : le fournisseur d’ETF effectue une présélection et n’achète physiquement que les actions liquides dont le poids est jugé suffisamment conséquent au sein de l’indice. Cette méthode convient particulièrement aux ETF très larges, mais dont la performance est majoritairement tirée par quelques grandes valeurs représentatives.
  • Réplication indirecte ou synthétique (swap ETF) : le fournisseur de l’ETF réplique l’indice par le biais d’un swap (échange) conclu avec une contrepartie, souvent une banque d’affaires. Cette dernière garantit le rendement de l’indice à la société de gestion de l’ETF en échange du rendement effectif d’un portefeuille de référence. Cette réplication est particulièrement adaptée aux marchés de niche et à ceux de matières premières.

Quelles différences avec les fonds indiciels ?

Les ETF sont des fonds indiciels qui ont la particularité d’être négociés en bourse. Ainsi, pendant les heures d’ouverture de la bourse, tu peux acheter et vendre des ETF comme bon te semble, au prix affiché à l’instant t. À contrario, les fonds indiciels classiques ne sont pas négociés en bourse. Leur valeur liquidative (donc la valeur du fonds) est généralement calculée de façon quotidienne et l’échange se fait par l’entremise d’un gestionnaire de fonds. Ce qui signifie que tu ne peux vendre ou acheter des titres qu’une fois par jour via ton fournisseur de fonds ou ta banque. Les fonds indiciels passifs et les ETF ont toutefois le même objectif : suivre un indice de référence aussi précisément que possible tout en minimisant les coûts de gestion.

Tant les fonds indiciels passifs que les ETF ne génèrent que de faibles coûts de gestion. La raison : dans les deux cas l’intervention active d’un gestionnaire n’est pas nécessaire. Lequel des deux est la meilleure option pour toi dépend principalement de ta stratégie d’investissement. 

Avec les ETF, tu jouis d’une plus grande flexibilité car tu peux négocier tes titres à tout moment. Mais attention, ce pouvoir se doit d’être utilisé avec parcimonie. En effet, l’inventeur du premier fonds indiciel, John Bogle, lui-même, avait alerté sur le fait qu’il pouvait être tentant pour les investisseurs de négocier des ETF fréquemment alors même qu’une stratégie d’achat et de conservation à long terme (dite “Buy and Hold”) est généralement préférable.

Autre argument en faveur des ETF : leur grande diversité. Ils t’offrent l’opportunité de choisir parmi une plus grande variété de marchés, de stratégies et de classes d’actifs en comparaison avec les fonds indiciels.

 Quelles différences avec les fonds actifs ?

Grâce à des algorithmes, les ETFs répliquent leur indice de référence de manière invariable, rationnelle et automatisée. Dans un fonds géré activement, c’est le gestionnaire qui détermine la façon dont l’argent de ses clients est investi. Pour ce faire, il épluche le marché et essaie de parier sur les valeurs qui, selon lui, seront les plus performantes à l’avenir. Les actions, dont la performance est jugée médiocre, sont ainsi écartées. Si, à première vue, cela semble pertinent, à long terme (>10 ans),  la majorité des fonds actifs ne parvient pas à battre son indice de référence (= son « benchmark »). Autrement dit, les fonds gérés activement peinent à atteindre un rendement supérieur à celui du marché.

En outre, les fonds actifs induisent des coûts nettement plus élevés que ceux des ETF. Si les frais annuels de gestion varient généralement de 1 à 2 %, il n’est pas rare de voir s’ajouter des droits d’entrée de l’ordre de 2 à 4% du montant à investir.  Par ailleurs, lorsque la performance réalisée par le fonds actif est supérieure à la moyenne, certains de ces fonds facturent une commission supplémentaire directement indexée sur la performance  (performance fee). Bien que les coûts de gestion plus élevés s’expliquent par le travail d’une équipe de gestion qui est nécessairement plus coûteuse qu’un algorithme, les faibles coûts de gestion des ETF constituent tout de même un avantage indéniable. 

Pour les ETF les coûts se limitent aux frais courants de gestion, exprimés par le total des frais sur encours (TFE) et connu sous l’abréviation de TER pour « Total Expense Ratio » en anglais . Celui-ci varie selon l’ETF mais se situe généralement entre 0,1% et 0,6%. 

Contrairement aux ETF, un gestionnaire de fonds peut modifier la composition de son fonds par l’achat ou la vente d’actions individuelles. Concrètement, si une entreprise menace de faire faillite, le gestionnaire de fonds actifs à la possibilité, si ce n’est le devoir, de se débarrasser des actions de l’entreprise en question. Si cela peut sembler théoriquement plus rassurant, en réalité, cela ouvre le champ aux mauvaises décisions qui peuvent survenir et amoindrir l’intérêt de ce qui semblait être un avantage. 

FAQ – Questions fréquentes

Qu’est ce qu’un ETF ?

Quelle est différence entre ETF et fonds indiciel ?

Quelle est la différence entre ETF et fonds actifs ?

Où puis-je acheter des ETF ?